Visite – Les jardins

Le jardin, un nouveau souffle pour le cloître

La restitution du jardin du cloître en 2011 poursuit la campagne de travaux entreprise depuis 1992 dans le Couvent des Ursulines. Les interventions de restitution du jardin se fondent sur un état de référence correspondant aux dispositions existantes au début du XXe siècle et s’inspirent librement du raffinement des jardins à la française du XVIIe siècle. Nous ignorons tout du jardin du cloître du Couvent des Ursulines au XVIIe siècle. La restitution du jardin se réfère, d’une part, au début du XXe siècle. Plusieurs photos nous le montrent à cette époque. D’autre part, il est dessiné dans un style librement inspiré des parterres de gazon des jardins à la française du XVIIe siècle. Trait marquant de ce cloître, sa forme, il est rectangulaire et non pas carré. Le jardin est découpé en quatre parties délimitées par deux allées principales. Le projet intègre aux angles des quatre pièces de gazon, des ifs taillés dont les silhouettes rythmaient autrefois le centre de la cour, et en lisière de ces compartiments des poiriers taillés en espalier, illustrant l’idée du jardin nourricier du cloître. Dans l’architecture et le décor du cloître, les végétaux sont stylisés, simplifiés et suggèrent la maîtrise de la nature qui doit rester harmonieuse.

Le jardin italien

Situé à l’entrée du Couvent des Ursulines, ce jardin nous transporte en Italie ou plutôt en Toscane à la Renaissance ; il se veut une métaphore de l’origine italienne de l’Ordre des Ursulines, fondé au XVIe siècle en Italie par Angèle Merici. Les italiens introduisent alors la perspective dans la conception des jardins, en créant un grand axe perpendiculaire au palais, à partir duquel on distribue parterres, fontaines, bassins, statues décorant les allées bordées de buis. La géométrie devient souveraine, l’art des proportions et la symétrie s’imposent sur la verdure. Le jardin italien se compose toujours de surfaces engazonnées, de parterres composés d’annuelles ou de vivaces et bordés de buis taillés, de pièces d’eau et de statues décoratives. Ici, les parterres sont composés de thym citron et de sauge, de bordures de buis et au centre de cônes de buis. L’art topiaire est l’art de conduire la croissance des arbres et des arbustes grâce à la taille afin qu’ils épousent une forme particulière. La taille des végétaux pratiquée depuis l’Antiquité revient à la mode à cette époque en Italie. Au centre du jardin le bassin, véritable miroir d’eau, dans lequel se reflète la sculpture du lion (en béton blanc), qui décorait autrefois le parc du château des Aillières à Azé. Le chêne vert et les cyprès effilés comme des fuseaux, donnent une impression de sérénité. Le jardin intègre également des plantes odoriférantes, aromatiques et médicinales. Autre élément essentiel de ces jardins, les agrumes dont la culture en pot se répand au XVIe siècle, ici trois citronniers en pot, présents uniquement l’été

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